plutôt que de diviser la France »


merci d’être avec nous je le disais votre parole est attendue et on va commencer par le commencement avec cette question simple et directe Emmanuel Macron a-t-il eu raison de décider de dissoudre l’Assemblée après les résultats des européennes non je crois que c’est une faute qu’il a commise d’abord il s’agissait d’européenne il a lui-même suffisamment dit transformer le résultat des européennes en un enjeu national c’était décision je crois qui était totalement déplacé d’autant plus que nous sommes dans un contexte européen et international gravissime nous sommes dans un contexte dangereux on le voit bien la situation d’Ukraine la situation au Proche Orient la situation dans d’autres régions du monde justifie que l’on se donne toutes les chances pour pouvoir aborder ces enjeux difficiles et manifestement la volonté de précipiter les choses entre très peu de temps ne permet pas de de véritablement clarifier le jeu comme il le souhaite jeis un pas de côté avant de poursuivre notre entretien mais je le disais en 1997 vous étiez secrétaire général de l’Élysée très influent à l’Élysée avocat de la dissolution qui avait mal tourné pour Jacques Chirac quelle leçon au fond avez-vous tiré peut-être qui vous revienneent à l’esprit aujourd’hui de de cet épisode la sanction de l’époque dit les choses c’était une erreur et j’en prends évidemment toute ma part de responsabilité mais c’était une décision d’une nature tout à fait différente il y a rien de comparable entre 97 et aujourd’hui d’abord c’est une décision concertée on le rappelle pas mais c’est vrai Jacques Chirac avait consulté non seulement ce qu’il devait consulter en l’occurrence le Premier ministre qui était favorable le président du Sénat René monouri qui était très favorable mais aussi tous les gens qui étaient proches dans au sein de de la majorité et qui faisaent pression pour que cette décision soit prise donc c’est pas une décision qu’il a sorti de son chapeau sans réfléchir deuxièm nous étions dans un contexte qui était un an avant les élections législatives donc il a accéléré un calendrier sachant que les dernières élections législatives avaient eu lieu 4 ans avant rappelez-vous c’était avant le mandat à 5 ans nous étions dans un septenat et puis surtout il y avait le risque d’une crise politique et le résultat l’a montré puisque nous sommes entrés en cohabitation mais il n’y avait pas le risque comme aujourd’hui d’une crise de régime par parce c’est ce qui aujourd’hui nous menace pourquoi tout simplement parce que nous sommes avec la principale force qui sort des ures ne l’oublions pas je veux bien qu’on demande leur sentiments au français ou qu’on les consulte bien sûr qu’ils se prononc mais ils viennent de se prononcer et nous connaissons aujourd’hui l’état d’esprit dans le pays donc le risque d’une confirmation voire d’une amplification du vote est grand et le rassemblement national on peut tourner les choses dans tous les sens reste un mouvement populiste de nature illibérale et nous voyons aujourd’hui parce que nous avons suffisamment d’exemples en Europe de ce qu’est libéralisme c’est une remise en cause d’un certain élément de l’État de droit c’est la remise en cause d’un certain nombre de liberté civiques donc nous sommes devant un mouvement qui va peser très profondément sur la nature du régime et y compris sur les orientations de politiqu étrangère cela constitue un véritable danger je pense pour notre pays pour vous si le 7 juillet le rassemblement national a la majorité s’il est en mesure de constituer un gouvernement si Jordan Bardella va à Matignon il y a un risque de dérive illibérale quand on dit illibérale je précise pour ceux qui nous regardent on pense à la Hongrie ou la Pologne par exemple quand le pis gouvernaitolent d’ailleurs regardons les alliés du rassemblement national quels sont les pays avec euh lesquels le rassemblement national est le plus proche et bien ce sont des pays comme la Hongrie la Pologne du pis l’ensemble de ces mouvements qui aujourd’hui fleurissent en Europe et grossissent dangereusement pas au point dans beaucoup de pays je pense à l’Allemagne je pense à à la Belgique pas au point d’être aux portes du pouvoir mais néanmoins avec des risque très sérieux et ne l’oublions pas l’Union européenne à partir du mois de juillet va être présidée par la Hongrie c’est dire que en cascade les effets de d’une victoire du rassemblement national sur l’Europe serait considérable les grandes orientations que nous connaissons vis-à-vis de l’Ukraine peuvent parfaitement être remis en cause de la même façon pour d’autres la relation avec la Russie j’ai et d’autres bien sûr depuis quelques jours le rassemblement national édulcore son programme sur beaucoup d’aspect pas seulement économique mais aussi en ce qui concerne la politique de lutte contre l’immigration et même en ce qui concerne la politique étrangère d’une certaine manière à travers les déclarations relativement consensuelles même s’il y a des sujets de divergence de Jordan Bardella tout à l’heure est-ce que ça vous rassure non parce que j’ai vécu deux cohabitations la première comme directeur de cabinet d’un la Jupé c’était la cohabitation entre Édouard Baladur et François mitteran j’étais son directeur de cabinet et la deuxième vous l’avez rappelé j’étais secrétaire général de l’Élysée la cohabitation c’est euh et cela a été souvent quelque chose de très policé euh parfois même de courtois mais derrière cette courtoisie il y a des rapports de force qui sont eux beaucoup plus du et c’est aussi le jeu du chat et de la souris donc il ne faut pas se fier à ce qu’on dit à ce qu’on voit il y a la réalité des choses et c’est pour cela que vous pensez qu’il y a une part de dissimulation dans cette campagne mais il y a l’élection donc nous sommes dans l’avant élection ce qui se passera après sera je pense d’une nature tout à fait différente le rassemblement national s’il l’emporte il aura le souci d’appliquer son programme et ses idées il se trouve que son programme et ses idées heurent de plein fouet un certain nombre de valeur ou ou de croyan qui sont les nôtres je pense en matière européenne on le voit tout de suite avec la baisse de la TVA sur l’énergie tout de suite il se heurte à un certain nombre d’éléments financiers qui peuvent être interdits par les instances européennes en particulier s’il décid de toucher à la subvention euh que nous apportons à l’Union européenne alors est-ce que vous mettez une équivalence au moment de se prononcer au moment d’arriver au moment de voter entre le rassemblement national et le nouveau pro populaire juste avant de vous entendre écouter ce qu’on a dit à Darius rochbin Serge clarsfeld Serge clarsfeld lui dit clairement pour qui je voterai si ces deux blocs étaient face- à face écoutez sa réponse mais je n’auraai pas d’hésitation je voterai pour le rassemblement national parce que l’axe de ma vie c’est la défense de la mémoire juive la défense des Juifs persécutés la défense d’Israël et que je suis confronté à une extrême gauche qui est sous l’emprise de la France insoumise avec des Rolant antisémite et une violent antisionisme et puis donc un parti un rassemblement national qui a fait SAMU voilà pour ces déclarations qu’est-ce qu’elle suscite comme réflexion à vous je prend en compte bien sûr avec force ce que dit Serge classfeld sur son inquiétude concernant l’antisémitisme le racisme et la xénophobie sur certains de ces points d’ailleurs on peut avoir des inquiétudes bien sûr concernant le rassemblement national est-ce qu’il faut renvoyer on peut avoir des inquiétudes sur le rassemblement national oui enfin je je je pense que au cœur du projet du rassemblement national il y a un risque de xénophobie qui qui est toujours là on le voit ne serait-ce qu’à travers un certain nombre de principes tels que la priorité nationale pari nationale oui mais que le risque soit ailleurs c’est vrai est-ce qu’il faut renvoyer dos à dos l’ensemble des formations je crois que c’est c’est prendre le risque de banaliser le rassemblement national donc je comprends SergeF à partir du momentù considère qu’il y a plus de risque ce risque de banalisation N ne ne n’aorte plus moi je pense que ce risque de banalisation ne peut pas être fait je pense que le risque pour la France et là je parle à travers le regard qui est porté sur nous par la communauté internationale en Europe et à travers le monde le risque de discrédit le risque de tension avec d’autres pays européens et certains de nos grands alliés je pense en particulier avec l’Allemagne je pense le risque avec les pays du Sud global les pays d’Afrique les pays euh un certain nombre de grands pays émergents le risque de coupure et de cassure serait important donc je pense que c’est un risque personnellement qu’il ne faut pas prendre ce qui ne veut pas dire et là je rejoins qui ne ne faille pas être d’une très grande vigilance sur l’antisémitisme sur le racisme et qu’il faut d’autres formations à l’égard de tous ceux qui sont susceptibles de prendre ce risque là d’autres formations bien sûr c’est une exigence qui doit être partagée par tous et je pense que cette vigilance elle est aujourd’hui une nécessité pour chaque citoyen français je pense qu’il y a quelque chose qui a changé depuis quelques jours nous sommes tous investis d’une part de responsabilité vis-à-vis de notre pays qui va connaître des tiraillements des difficulté immense et de ce point de vue il nous appartient tous de prendre la mesure de la situation et donc en conscience d’être des facteurs de paix des facteurs de tolérance et et d’être vigilant justement sur tous les écarts qui pourraient exister je pense que le risque d’une victoire du rassemblement national c’est de voir notre vie publique et je pense pas uniquement à la vie politique se transformer en un certain nombre de fronts de champ de bataille j’en prends quelques exemples le risque d’avoir une confrontation sur le plan institutionnel les mises en cause régulière du rassemblement national du Conseil d’État du Conseil constitutionnel des tribunaux c’est un élément qui doit nous préoccuper de la même façon dans la fonction publique comment ça va se passer dans la fonction publique euh pour la mise en application d’un certain nbre de mesures qui peuvent paraître tout à fait à l’encontre des valeurs de de la République je pense qu’il y a d’autres risque de de de d’affrontement je pense à la rue bien sûr et de ce point de vue-là il faudra faire preuve de très grande retenue parce que toute manifestation toute grève est susceptible de déraper d’être exploité nous risquons d’avoir un jeu de provocation et de réaction qui peut nous mener dans une situation de chaos de la même façon sur le plan européen et sur le plan international là j’espère si le rassemblement national devait l’emporter vous l’avez dit il y a quelques instants la cohabitation elle est très flou sur un certain nombre d’aspects la la constitution reste très générale sur un certain nombre d’aspect jus donne quand même un certain nombre de pouvoirs au Premier ministre oui oui c’est vrai mais jusqu’à maintenant les problèmes étaient réglés parce que les différents partenaires de la cohabitation même si c’était partenair adversaire et bien partageait un certain nombre de valeurs en commun et quand Jacques Chirac se retrouvait avec Lionel Jospin le débat qui existait entre eux soigneusement préparé par les équipes respectives le directeur de cabinet le secrétaire général les cabinets les ministres tout cela permettait d’arriver dans la majorité des cas à éviter des confrontations brut qui aurait alors profondément terni l’image de la France imaginez que nous nous retrouvions en opposition sur le choix d’un soutien militaire à l’Ukraine et que cette situation devienne publique quel crédit ferait-on à notre pays et c’est là où le choix de l’ordre du jour le choix des sujets qui vont faire l’objet du programme de gouvernement et je le dit pour l’ensemble des partis que ce soit le bloc central le bloc du rassemblement national ou celui du Front populaire doivent être soigneusement dosés pour éviter justement que ces affrontements ne puissent dégénérer et que notre vie publique devienne impossible dans l’année qui vient sachant que pendant un an le président de la République ne peut pas dissoudre ne peut pas dissoudre on reviendra peut-être tout à l’heure sur ces question institutionnelle mais pour revenir à l’origine de ma question Dominique de Villepin dans l’isoloire doit choisir entre le nouveau front populaire et le rassemblement national donc j’en déduis que vous votez nouveau front populaire je considère que la priorité doit être donnée à la lutte contre le rassemblement national et que le rassemblement national constitue aujourd’hui la véritable menace pour notre pays que répondez-vous à ceux qui disent le rassemblement national il a changé il a changé par exemple depuis ses déclarations de Jacques Chirac au moment où il s’apprêtait à quitter le pouvoir et où il réaffirmait que jamais la droite les héritiers du golisme ne devaient nouer une alliance avec le rassemblement national c’était le Front national à l’époque écoutez-le est-ce que vous nous direz si il y a pas eu de changement depuis écoutons ne composez jamais avec l’extrémisme le racisme l’antisémitisme ou le rejet de l’autre dans notre histoire l’extrémisme a déjà failli nous conduire à l’abî c’est un poison il divise il pervertit il détruit tout dans l’âme de la France dit non extrémisme est-ce que pour vous cette déclaration n’a pas pris une ride où on a à faire depuis que Jean Marie Le Pen n’est plus là depuis que le FN s’appelle eren depuis qu’il a eu ces adouramento est-ce qu’on a à faire un mouvement différent ou est-ce que c’est le même non les certains discours ont changé je pense que la nature profonde du mouvement n’a pas changé en ce qui la concerne pourquoi parce que la société a évolué la société française les partis politiques tous les partis politique ont évolué vers la droite on l’a vu récemment dans les débats sur la récente loi immigration on l’a vu sur les lois sécurité il y a une sorte d’accoutumance on le voit en Europe il y a une sorte d’accoutumance et et à à à à des formes de radicalisation à des forme on cède à la politique sécuritaire on cède à la logique de force je l’ai condamné très souvent en ce qui concerne l’engagement de nos forces armées en pensant que par la force ou que par l’autorité pure on peut régler les problèmes je crois que l’autorité ne suffit pas si elle n’est pas accompagnée d’une stratégie d’une vision prenons le cas d’une politique d’immigration toute politique d’immigration qui ne s’accompagnerait pas d’une véritable politique d’intégration d’une véritable politique d’éducation c’est c’est ce sont parfois des visions trop courtes et cela conduit à la surenchère nous voyons bien d’ailleurs que toutes les mesures qui sont prises les unes après les autres s’épuisent sans donner les résultats attendus des Français cela montre bien que les choses sont beaucoup plus compliquées et que on peut être un parti de protestation c’est ce qu’est fondamentalement le rassemblement national plus qu’un parti fasciste beaucoup plus beaucoup plus oui non non je ne dis pas du tout que c’est un parti fasciste mais je pense que c’est un parti de protestation et pas de proposition et que nous verrons au fur à mesure que les mesures seront adoptées ou prises que ce sera la loi de la surencher constatons que depuis des années nous ne cessons de surenchérir et les résultats ne sont pas là si les résultats ne sont pas là c’est un parce que le diagnostic qui est fait n’est pas forcément le bon et deux parce que ce sont des politiques où on se contente d’enfoncer un clou avec un marteau sans se préoccuper des enjeux de société des mentalités de tout ce qui tourne autour donc je crois qu’il faut il faut prendre la mesure du fait que la politique donne aujourd’hui un sentiment d’inefficacité d’impuissance par rapport à des à des Français qui sont en souffrance qui sont en colère qui ont souvent un sentiment d’abandon et en particulier le fait que les services publics ne soi pas aujourd’hui en particulier sur certains territoires pas aujourd’hui suffisamment nombreux ce sentiment de dépossession et d’abandon fait des ravages donc on voit bien que c’est par la politique qu’on peut recoudre cela certainement pas par la sur enchè et certainement pas par la radicalité alors là vous parlez quand vous dites service public de sujets socio-économique vous avez peut-être entendu Fergan aari avant d’arriver lui dit le RN progresse parce que le sentiment de dépossession dont vous parliez dont Emmanuel Macron parle aussi régulièrement c’est-à-dire au fond de de de de malaise culturel de malaise culturel de voir des des des villes de voir des campagnes changer euh il dit ferganazari on ne nomme pas les choses on ne parle pas par exemple de la manière dont l’islamisme percute notre conception de la laïité il faut appeler un chat un chat et traiter les sujets sans avoir peur de stigmatiser en clair est-ce que vous partagez ce sentiment je partage le sentiment que le le diagnostic n’est pas suffisamment lucide réaliste et exigeant oui il y a une réalité de la souffrance d’un certain nombre de population il y a une fracture des territoires c’est une réalité que tous les Français peuvent mesurer et face à cela face à ce diagnostic qui diagnosticque brutal mais en même temps complexe par les moyens de le traiter on veut apporter des réponses extraordinairement simples exclure trouver des bouques émissaires je ne crois pas que nous progressons comme cela et et c’est bien tout l’enjeu que d’arriver par la politique et c’est là où il faudra beaucoup de travail beaucoup d’imagination beaucoup d’ambition pour redonner à la politique des outils qui ne soient pas un simple marteau aujourd’hui la logique de la politique s’est rétrécie tout n’est que radicalité on apporte à des problèmes brûlants on apporte des réponses à des souffrances avec l’idée que un coup de bistourie et on va régler tout ça pourê clair ne règle pas tout pour être bien clair vous pensez que la fermeté en matière de lutte contre la délinquence en matière de lutte contre l’immigration clandestine ne réglerait pas les choses je pense que la fermeté dans le cadre républicain dans le cadre de la loi dans le cadre des grands principes qui sont les nôtres est absolument indispensable mais si elle n’est pas accompagnée de politiques qui prennent en compte les réalités qui sont autour je parlais d’intégration d’éducation en ce qui concerne les services publics il faut bien évidemment que la relation entre les collectivité locale et l’État puisse être en mesure d’accompagner cette évolution tout cela implique tout cela implique des dispositifs complexes et ce n’est pas les solutions simples qu’on vend aujourd’hui sur les marchés qui font plaisir à un certain nombre de nos compatriotes mais qui ne sont pas susceptibles je le dis une fois de plus d’avoir des résultats bon euh pardon pour d’aborder quelques sujets de politique politicienne mais est-ce que vous vous êtes félicité du coup de voir tous vos ex-amis peut-être même si vous n’avez jamais eu la carte je crois des des des républicains mais de voir entre entre guillemets votre famille peut-être réagir à l’unisson quand éric cioti a décidé de tendre la main au rassemblement national parce que ça a été unanime pour l’exclure est-ce que ça vous a fait chaud au cœur d’une certain je pense que c’était le choix c’était le bon choix c’était à la fois le choix de la dignité et c’était le choix de l’exigence donc ils ont bien fait ils sont aujourd’hui dans une situation extrêmement difficile puisque la logique de la tripartition des blocs à moins que ce ne soit une bipartition euh les places en situation difficiles dans le jeu mais c’est là où chacun de nos compatriotes en allant voter doit se poser des questions de savoir quelles sont les valeurs qui doivent être défendues quelles sont les politiques qui sont les plus les les les les plus originales et les plus audacieuses aujourd’hui et ne pas subir la pression des extrêmes et le bon choix vous si on détermine qu’il y a deux grands blocs et qu’ a une force centrale c’est de voter centr je pens que la force centrale est celle qui est susceptible d’apporter les réponses même si elle souffre d’un immense handicap qui est le fait que Emmanuel Macron a user et abuser des pouvoirs qui étaient les siens et a montré une surdité sans égal et c’est en ça que je pense que quelle que soit la victoire imaginons même par miracle que le camp central euh finissent par gagner je pense que ce serait alors une cohabitation nécessaire avec le chef de l’État le chef de l’État je pense que sa grande erreur même en cas de victoire du bloc central même en cas de victoire du du bloc central parce que le chef de l’État a besoin d’avoir en face de lui quelqu’un qui lui dit des choses qu’il ne veut pas entendre et c’est cette incapacité à l’écoute cette incapacité au compromis qui a conduit de fil en aiguille à la situation où nous sommes aujourd’hui mais je pense que le constat que nous faisons euh c’est un constat qu’il pouvait faire au début de son second mandat mais il s’est convaincu que sa légitimité était pleine et entière sans se rendre compte qu’au second tour et j’en faisais partie des gens ont voté pour lui mais sans du tout vouloir lui donner un chèque en blanc donc il y a che et si je comprends bien vous revoterez même contreat efforcé pour ces candidats mais une fois de plus ce sont des élections locales donc j’ai la chance dans la dans la circonscription que je suis d’avoir des candidats de qualité mais je pense que il est important que le chef de l’État comprenne que s’il y a quelque chose à changer aujourd’hui c’est lui il doit changer et en particulier nous ne savons toujours pas le cap qui est celui de ce mandat ce second mandat quel cap a-t-il si tout flotte bien avant que cette mesure de dissolution ne soit prise c’est parce que nous n’avons pas d’Idées claires des enjeux qui sont aujourd’hui poursuivi par le Président de la République vous avez pratiqué les institutions comme premier ministre comme ministre des Affaires étrangères vous les avez côtoyé de tout près quand vous étiez à l’Élysée si Emmanuel Macron est désavoué d’une certaine manière son choix est désavoué par les urnes le 7 juillet prochain doit-il démissionner je ne crois pas qu’il faille ajouter de la crise à la crise et et une fois de plus ce sont des élections législatives il y a deux lectures qui pourrait aller dans votre sens la première c’est la lecture historique on l’a connu au début de la 3è République se soumettre ou se démettre et puis finalement on donne sa démission et puis il y a la lecture gaulienne Gauliste des institutions où on s’engage véritablement quand on on lance une élection et on en tire les conclusions je pense qu’aujourd’hui la situation est telle que une démission ne ferait qu’aggraver les choses donc il faut que le Président de la République trouve le moyen de tirer le meilleur partie de la situation avec ce qui est trop souvent oublié dans notre pays en matière politique avec un certain sens de l’intérêt général quel est l’intérêt du pays quel est l’intérêt des Français quel est l’intérêt de la politique de la France dans le monde je crois que c’est l’intérêt général qui doit guider tout le monde quel que soit le choix que fassent les Français est-ce que l’intérêt général commande si demain il y a deux grands blocs mais aucun n’a la majorité absolue que le bloc central se réunit c’est-à-dire que socialiste entre guillemets de gouvernement et élu de droite de gouvernement se réunissent pour une sorte de gouvernement d’union nationale je crois que que c’est une des c’est un des scénarios euh j’allais dire les plus souhaitables euh qui serait d’avoir effectivement une coalition qui se forerait à partir d’un pacte de gouvernement solidement défini c’est ce qui se passe dans la plupart des démocraties européennes et sur ce contrat-là euh qui euh euh s’engagerait euh ça durerait ce que ça durerait mais en tout cas ça permettrait de passer le cap de l’année s’il fallait envisager une dis ution plus tard ça permettrait d’avoir un budget à l’outonne et ça permettrait de ne pas mettre le pays à l’arrêt dans toute cette période donc oui on peut imaginer que le pays puisse trouver à travers une solution comme celle-là le ressort pour apporter des réponses qui soient de qualité ça demandera de profond changement de la part du président de la République et ça demandera un solide esprit d’équipe et un solide esprit d’intérêt national pour toutes les formations qui accepteront une telle une telle solution et conséquences logiques de la déformation s’il faut chercher des profils qui ne sont pas forcément partisans si il faut chercher des bonnes volontés qui peuvent être extérieur au parti qui peuvent être extérieur à l’Assemblée est-ce que vous vous dites si un jour il y a un état de crise qui fait qu’il faut trouver une sorte de gouvernement d’union nationale et qu’on me demande de contribuer à l’effort et bien je suis disponible je crois pas que ça se pose aujourd’hui en ces terme il est bien évident que en ce qui me concerne j’ai toujours répondu présent quand il a fallu apporter son concours euh c’est d’ailleurs une des une des tristesses de la de de des se années qui vientnent de se dérouler c’est de ne pas pouvoir même exprimer un conseil de ne jamais être reçu donc il y a il y a pas aucun dépit de ma part mais c’est l’idée que euh vous aimeriez pouvoir de temps en temps faire part de votre expérience je pense je pense comme jacirac qui a plus d’idées dans deux têtes et donc que dans dans trois ou dans quatre que dans une et que la l’hypercentralisation l’hyper présidentialisation a atteint des sommets et qu’aujourd’hui nous en payons le prix mais s’il y a un appel au bonne volonté qu’on vous fa moi je suis prêt à appuyer toutes toutes les solutions qui me paraîtront bonnes pour notre pays et à soutenir tous les efforts il y a beaucoup de talent sur la scène politique je souhaite qu’il puisse donner le meilleur de même et un tout dernier mot parce qu’on a parlé de votre analyse mais sur votre état d’esprit Dominique deupin on a cru le comprendre mais je vous pose la question directement est-ce que quand vous vous levez le matin vous êtes plutôt inquiet plutôt optimiste parce que ce pays a toujours eu des ressources je pense que comme la plupart des français j’ai éprouvé un sentiment de sidération et je dois dire qu’aujourd’hui ce que je ressent et qui pèse profondément tout au long des journées et des nuits c’est une profonde douleur pour la situation de notre pays parce que je crois que une fois de plus il y a beaucoup de colère dans notre pays beaucoup de souffrance et je crains qu’il y en ait dans les prochains mois et peut-être dans les prochaines années encore plus et ça quand on a servi la politique quand on s’est engagé en politique on ne peut pas regarder ça avec avec sérénité c’est oui c’est c’est le sentiment que bah que la politique n’est pas capable de répondre aux besoins des gens et ça c’est oui c’est une immense douleur merci Dominique deil merci à vous d’avoir répondu à nos questions ce soir merci

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