L’opération de libération des otages à Gaza renforce-t-elle la position stratégique de Netanyahu ? • FRANCE 24


on retrouve David rigouero spécialiste du Moyen-Orient chercheur associé à l’IRIS rédacteur en chef de la revue Orient stratégique bonjour quatre otages israéliens ont été libérés par une opération militaire importante de tsal ayant entraîné d’après le Hamas la mort de plus de 270 Palestiniens la stratégie du Premier ministre israélien netanahou de refus de cesser le feu se trouve-t-elle selon vous conforté ça va dépendre de du point de vue des interlocuteurs du point de vue ement du gouvernement et notamment du Premier ministre il va considérer que ça valide la stratégie qui est la sienne c’est-à-dire le fait de maintenir une pression militaire permanente pour simultanément développer des opérations de libération d’otage mais évidemment du côté de ces détracteurs et on le voit avec les manifestations dans les villes israéliennes il y a il y a le le la demande expresse de parvenir à un accord de négociation qui pour l’instant de toute façon est est largement hypothéqué c’est la fameuse accord qui a été présenté par le président Joe Biden en trois phases mais qui aujourd’hui est loin d’être finalisé et peut-on penser que la poursuite de la guerre et des bombardements israéliens permettra de libérer tous les otages de la bande de Gaza le problème c’est qu’effectivement il reste sans 16 otagees il y a une attente immense alors il y a eu évidemment un soulagement immense de la part des familles qui ont vu le leurs otages libérés mais il en reste 116 on dit l’armée israélienne dit que 41 de de ces otages seraient hélas décédés et donc la demande de toute façon va être va être maintenue elle va être même accrue c’est le paradoxe d’une certaine manière la situation c’est que le le Premier ministre de toute façon va être mis en demeure de de de d’essayer de finaliser un accord et là il est pris dans les contradictions politiques qui sont les siennes à savoir son alliance avec les dominiic extrême droite qui considère que il est hors de question de de finaliser un accord avec le ramas même si c’est pour la libération des otages et puis et puis les attentes évidemment de des des familles mais ces contradictions elles traversent toute la société israélienne parce que la société israélienne évidemment veut la libération des otages mais il y a un consensus également sur le fait de de de d’aller jusqu’au bout de l’opération militaire pour détruire la structure politicomilitaire du ramas et c’est précisément là-dessus que joue le premier ministre benamin netaniaou l’opposant benigand avait fixé un ultimatum hier il a reporté sa déclaration est-ce qu’il va rester au gouvernement ou démissionner on imagine mal qu’il puisse changer de position ouis c’est toute la question effectivement il y avait l’ultimatum qui arrivé échéance le le 8 donc au moment où l’opération de libération des otages a eu lieu c’est pour ça qu’il a préféré en réalité différer son intervention dans la presse he qui devait annoncer cette démission et du coup bah faire ce tomber le cabinet de guerre don dont il est partie prenante mais il a préféré prendre se donner un un moment de répis pour de de réflexion par rapport à ça à à cette situation et et de du côté du Premier ministre benamin nitaniaahou il y a la demande expresse de de son maintien au sein du cabinet de guerre pour éviter que justement le le gouvernement ne tombe euh paradoxalement le Premier ministre qui subit des pressions contradictoires venant à la fois de son extrême droite et de ses opposants et aussi à l’extérieur de l’administration américaine essaie de de de de se maintenir au pouvoir contre VZ etmaré mais il veut pas non plus être totalement pied et main lié avec les ministres d’extrême droite c’est ce qui explique qui demande en fait le maintien de Benny Gans qui qui est d’une certaine manière une forme de caution politique à son maintien personnel au pouvoir et les échanges vous parliez de de il cherchent à à survivre contre V et Maré les échanges de tir justement ce sont intensifi ces derniers jours à la frontière israello libanaise netaniaahou n’a-t-il pas là un intérêt politique et personnel à étendre la guerre au nord du pays oui alors là encore il y a un effet d’optique ce qui est ce qui est le problème d’ailleurs parce que effectivement il peut avoir intérêt de ces détracteurs l’accuse justement pour se maintenir au pouvoir de favoriser la multiplication des fronts mais sur le fond il y a un vrai problème et et d’ailleurs qui n’est pas nié par Benny Gans il y a une forme de consensus implicite et c’est là où je dis qu’on retrouve les contradiction évidemment de la société israélienne c’est l’idée que le statut quo au niveau de la frontière libanaise ne pourra pas être maintenu jusqu’à présent jusqu’au 7 octobre il y avait une forme de tolérance à l’idée queil pouvait y avoir le maintien d’une présence d’une présence de du Hezbollah sur la ligne bleue en dessous du du litanie mais à partir du 7 octobre c’est aujourd’hui pour les Israéliens dans leur ensemble et c’est et c’est pas évidemment lié uniquement à la personne de netanahou cette situation de statuco n’est plus tenable d’où les les les les demandes de formuler régulièrement à l’adresse notamment des Américains et des Français pour que la résolution 1701 qui mettait la guerre fin à la guerre de 2006 et au retrait supposé du Hezbollah soit effective faute de quoi il y aurait une opération militaire et on voit que les déclarations récentes se multiplient dans ce sens oui on a vu aussi que Joe Biden et Emmanuel Macron appelle à justement à ne pas étendre le conflit jusqu’où les pays occidentaux du coup et en particulier les États-Unis vont laisser faire netanahou tout en protestant et jusqu’où la population israélienne va suivre netaniaahou dans sa fuite en avant à terme périlleuse pour Israël même oui c’est d’ailleurs le c’est c’est c’est exactement euh la formulation du président Joe Biden c’est-à-dire qu’il met en danger la sécurité d’Israël et et parce que en fait il il il entraîne le pays avec son destin personnel mais euh mais en même temps je je disais tout à l’heure qu’il y avait un consensus justement de la société israélienne pour une ligne de fermeté sur l’ensemble des fronts parce qu’il y a un sentiment d’insécurité majeur qui qui a été induit par le 7 octobre et et c’est ce qui pose problème justement pour le jour d’après parce qu’il faudrait des perspectives politiques et et on ne les voit pas se formuler même si le benigans évidemment est un de ceux qui pourrait relayer une problématique de ce type c’est c’est la raison pour laquelle d’ailleurs le président américain Paris certainement sur le départ plus ou moins contraint de benamin Netanyahou au profit d’interlocuteur plus plus fiable mais le problème demeure sur les attentes de la société israélienne mais est-ce que la peur n’est pas mauvaise conseillère en la matière elle est toujours c’est le problème effectivement d’ailleurs s’il y avait une déclar du président américain qui disait juste après le 7 octobre puisqu’il avait fait un déplacement en Israël où il disait ne vous laissez pas ronger par la haine comme ça avait pu être le cas des Américains après le 11 septembre puisque toute chos égal par ailleurs il y a il y a une une similitude hein des des deux des deux tragédies mais mais on voit bien que les attendus du 11 septembre ont donné lieu à à des changeances géopolitiques spectaculaires et et du point de vue du Premier ministre netanahou il y a il y a une une formule qui a été employée immédiatement après le le 7 octobre Orient la reconnaissance d’un État palestinien d’après vous par de nouveaux pays européens est-ce que ça serait pas un coup de semonce contre la poursuite de la politique suivie justement par netanahou sur le pour pour ce qui est d’Israël ça changera pas grand-chose au contraire c’est vécu comme une comme quelque chose de une injustice entre guillemets donc sur le pour pour la société Israël ça changera pas grand-chose pour les pour les Palestiniens non plus en che même s’il y a des attentes évidemment c’estàd qu’il y a une attente légitime mais en réalité le problème c’est ça la définition normative pour qu’il y ait un état il y a des prérequis d’ailleurs l’état dit de Palestine fait partie et considéré depuis 2012 comme un état observateur non membre de l’ONU précisément parce qu’il n’a pas les attributs de la souveraineté il y a trois critères qui sont requis pour un état c’est une aspiration nationale qui existe ce sont des frontières définies et en l’occurrence elles ne le sont pas et surtout une autorité politique unifiée ce qui est loin d’être le cas avec la concurrence entre l’Autorité palestinienne et le ramas donc on voit que c’est un peu la quadrature du cercle même si c’est très signifiant politiquement effectivement ce type de reconnaissance et et docun considère que ça peut être un élément euh qui accélérit le processus de négociation mais on en est pas là merci beaucoup David rigouer rose pour votre décryptage sur France24 merci à vous

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